Qui n’a jamais fait l’expérience d’un lendemain de veille où l’alcool a coulé à flots, avec pour résultat un terrible «mal de bloc»? La migraine peut se comparer à un «mal de bloc» qui dure des heures et même des jours.
La migraine affecte plus de deux millions de Canadiens chaque année et selon Statistique Canada, elle est trois fois plus répandue chez les femmes (11,7%) que chez les hommes (3,8%).
La migraine se caractérise par des crises qui durent normalement de quatre à soixante-douze heures. La douleur migraineuse est souvent très violente. Généralement, elle débute d’un côté de la tête et peut gagner tout le crâne. La migraine est souvent amplifiée par la lumière et le bruit, et peut être associée à des nausées ou à des vomissements.
Dans certains autres cas, la personne aura aussi des problèmes neurologiques tels que des faiblesses musculaires localisées ou des modifications de la sensation.
Contrairement aux maux de tête classiques, la migraine se définit par l’apparition de plusieurs changements physiologiques tels que des déséquilibres fonctionnels sur le plan vasculaire (dilatation des artères extra ou intracrânienne) et sur le plan nerveux (moteurs et sensitifs). Ces changements physiologiques peuvent même aller jusqu’à modifier l’humeur.
L’origine précise des migraines fait encore l’objet de recherches, mais plusieurs hypothèses ont été mises de l’avant. Certains facteurs ou habitudes de vie peuvent aggraver ou provoquer les symptômes associés à la migraine.
L’alcool, dont le vin rouge, et certains aliments comme le chocolat ou le glutamate de monosodium (attendrisseur de viande) peuvent être la cause de migraine. Au-delà de l’alimentation, les facteurs de stress et génétiques pourraient être aussi une cause importante.
Les recherches des vingt dernières années convergent vers une cause de type vertébrogénique (associée au mauvais fonctionnement de la colonne vertébrale). Le corpus scientifique tend à démontrer que des pertes de mobilité au niveau des première et deuxième vertèbres cervicales (C-1, C-2), cervico-dorsales (C-6 jusqu’à D-4) et dorso-lombaires (D-12 à L-3) ont été associées à la douleur migraineuse.
Lorsqu’une personne est atteinte de migraines et que sa colonne vertébrale ne fonctionne pas de façon normale, il survient une cascade d’évènements qui aboutiront à un fonctionnement vasculaire anormal. Ce déséquilibre commence par une perte de mouvements vertébraux qui causera de l’inflammation et la production de substances toxiques.
À leur tour, ces substances irriteront et enflammeront les racines des nerfs adjacents. Les racines nerveuses enflammées amplifieront l’influx nerveux dans les nerfs (facilitation), e qui provoquera des tensions musculaires ainsi que des anormalités vasculaires qui, au bout de compte, produiront une migraine.
Afin de bien diagnostiquer l’origine vertébrogénique de la migraine, un examen clinique de la colonne vertébrale est essentiel. Cet examen devrait aussi inclure une radiographie de la région du cou (cervicale) en position de face, de côté, en flexion et en extension, afin de déceler les anormalités de mouvements. Des corrections vertébrales du ou des mouvements déficients devront être entreprises à la suite de ces examens.
Des études scientifiques sur le traitement des migraines vertébrogéniques ont démontré, en moyenne, un succès de 67,5% lorsque les corrections vertébrales (ajustements/manipulations) étaient pratiquées sur les patients souffrants.
D’un point de vue scientifique, on pense que la pratique d’un sport diminuerait la fréquence des migraines. Le taux de béta-endorphines, substances naturellement sécrétées par le cerveau comme les agents antidouleur, serait augmenté lors de la pratique régulière d’un sport. Néanmoins, il est certain qu’une bonne alimentation, un bon nombre d’heure de sommeil par jour, une bonne gestion de stress et, bien évidemment, la pratique régulière de sports sont les éléments essentiels à une bonne santé physique et psychologique.
Comme le dit si bien le dicton «Un esprit sain dans un corps sain». À vous de faire votre choix.
Source: Association des chiropraticiens du Québec.